Autrefois les Romains s'encensaient avec de la sauge pour augmenter leurs appétits charnels. Quant à Dioscoride, il trouvait que " son odeur est soporifique ".
La nouvelle aromathérapie considère que les essences aphrodisiaques les plus puissantes sont celles de la sauge sclarée et celle des fleurs de ylang-ylang. La fumée de sauge et le parfum de son huile agissent à travers l'odorat sur le système nerveux, et s'ils sont aphrodisiaques, ce ne peut être que de part leur action sédative, relaxante, décongestionnante et tonifiante. A doses plus élevées, les respirer provoque euphorie et ivresse.
Marie-Antoinette Mulot, dernière herboriste diplômée de France, dans Réponses à 200 maladies par les plantes, propose en cas de frigidité une cure de " 1 petit verre avant un repas et pour une durée qui ne doit pas dépasser 6 mois ", d'un vin de sauge de sa composition:
Pour combattre l'impuissance, elle recommande de " croquer 1 g par jour de racine de ginseng " ou bien de boire une infusion " 2 tasses par jour, la dernière au coucher, chaude, avec du miel", à raison d'1 cuillerée à soupe de ce mélange par tasse: