Racine:
Le raifort est surtout cultivé pour sa racine. Lavées
et pelées, les racines doivent être mises à tremper
deux minutes dans de l'eau bouillante salée, puis râpées,
pilées ou détaillées en fines lamelles et de passer
celles-ci dans de l'eau acidulée. Leur pulpe blanche est à
servir fraîche.
Vous trouverez parfois du raifort frais chez les marchands d'herbes
et dans les rayons de légumes de certains supermarchés. Mais
ce n'est pas toujours le cas à moins d'habiter en Alsace où
on le désignait jadis sous le nom de gut salzament, ce qui
signifie " bon assaisonnement. "
Astuce:
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Raifort râpé:
On trouve du raifort râpé en conserve dans le commerce.
On le vend aussi sous forme de poudre ou de pâte souvent édulcorée
avec de la betterave et donc de couleur rose, et vendue en pot. Le sucre
de la betterave neutralise une partie des éléments irritants
et le rend plus digeste. La sauce au raifort peut faire larmoyer si on
la consomme en grande quantité, mais fait digérer si on l'utilise
comme une moutarde.
Huile esentielle:
La racine contient un hétéroside sulfuré identique
à celui de la moutarde noire, de la myrosine, une huile volatile
donnant de l'isosulfocyanate d'allyle identique à celui de la moutarde.
L'huile est très irritante, rubéfiante, révulsive,
vésicante et pas toujours très bien tolérée
par le tube digestif et l'estomac.
Feuilles:
Le raifort était jadis une des herbes amères à
consommer à la Pâque. Aux yeux de nos contemporains, les feuilles
hachées, même jeunes et fraîches, sont plus à
leur place dans la pâtée du chien où elles jouent le
rôle de vermifuge qu'ajoutées aux salades. Les Gitans les
emploient pour guérir les intoxications alimentaires. On fait avec
les feuilles séchées une teinture jaune à mordancer
au chrome.