Galien dit que " les graines cuites avec du vin cuit excitent au jeu de l'amour " et il conseille en cas d'impuissance de prendre une cuillère à café de graines moulues mélangées à du miel ou de la confiture. Est-ce efficace ou pas? En tout cas cela semble moins radical que les méthodes d'une prêtresse dont parle Pétrone. Celle-ci fouettait les hommes qui le désiraient, surtout des vieillards, " sous le nombril, sur les reins et sur les fesses " avec des tiges d'ortie pour leur donner de la vigueur. Ce type de traitement constitué de coups de fouet avec cette plante liée à la planète Vénus, combiné à des massages lombaires au poivre noir a une longue descendance.

Certains plutôt que de se frotter la verge avec des feuilles fraîches, ce qui n'est pas forcément des plus commodes préfèrent s'appliquer de la pommade d'ortie. N'allez pas croire que ces pratiques ont disparu. Mésségué cite le cas d'un centenaire de ses amis, volage et coureur de jupons impénitent qui n'hésitait pas à se rouler dans les orties pour se " recharger " sexuellement !

Selon les Allemands, mettre des feuilles d'ortie sous le matelas conjugal à l'insu de son conjoint favorise une sexualité débridée. Si on a pris la précaution de les saupoudrer de sel juste avant de les cueillir, elles auront un pouvoir érotique encore plus fort.

L'ortie était aussi utilisée pour des charmes magiques amoureux. Selon Jean-Claude Bologne, auteur de Du Flambeau au bûcher, " baptisée dans l'urine d'une femme, elle sera jetée dans un feu alimenté au bois des tombes et aux os des morts... pour que le mari brûle du même amour. "