Emblème de l'amour chez les Grecs et les Romains, elle couronnait les jeunes mariés.
D'après Lucrèce, les hommes follement amoureux "couronnaient de fleurs odorantes le seuil de leur belle et parfumaient leurs portes avec des guirlandes de marjolaine."
Le jour de son mariage, la jeunes fiancée romaine était conduite chez son époux qui avait pris soin de faire enduire les piliers de sa porte des plus merveilleuses senteurs. Amour et parfum font bon ménage.
Il semble qu'en matières d'aphrodisiaques, certaines recettes laissent penser que plus la recette est compliquée et plus l'effet est assuré. Jugez-en en prenant connaissance de cette recette d'Albert le Grand " pour faire danser une fille en chemise ": " Prenez de la marjolaine sauvage, de la franche marjolaine, du thym sauvage, de la verveine, des feuilles de myrte, avec trois feuilles de noyer et trois petites souches de fenouil; tout cela sera cueilli la veille de la Saint-Jean, avant le soleil levé. Il faut les faire sécher à l'ombre, les mettre en poudre et les passer au tamis de soie et quand on veut exécuter de joli badinage, il faut souffler cette poudre en l'air dans l'endroit où est la fille, en sorte qu'elle puisse la respirer, ou lui en faire prendre en guise de tabac, et l'effet suivra de près. Un fameux auteur ajoute que l'effet sera encore plus infaillible si cette expérience gaillarde se fait dans un lieu où il y ait des lampes allumées avec de la graisse de lièvre ou de jeune bouc. "