Eh non! En Chine, au Japon, en Inde, comme jadis en Grèce antique, le lotus est symbole de pureté et les graines sont considérées légèrement antiaphrodisiaques. Dans la mythologie grecque, la chaste nymphe Lotus préféra se transformer en jujubier pour échapper aux ardeurs de Priape.
Dans de nombreux folklores, les graines triomphent des envoûtements amoureux.
Les graines de lotus ont la réputation d'être sédatives, soporifiques, de calmer les sens et diminuer les facultés de procréation. Les moines en mangent pour lutter contre les désirs des sens.
Notons au passage que chez nous, à la fin du Moyen âge, si les hommes étaient fous d'aphrodisiaques, ils réservaient à leurs femmes des produits destinés surtout à les garder chastes et leur faisaient subir des cures de 30 jours de suite où elles devaient prendre des décoctions de racines de nymphéa, de graines de laitue, de russule (champignon) et de rue ou encore des infusions de racines de nénuphar blanc, de chatons et feuilles de saule, de valériane, de douce-amère et de racines de houblon. Les seuls stimulants permis aux femmes étaient ceux qui favorisaient la lactation.
Et pourtant dans un tout autre registre, dans la littérature libertine chinoise, le lotus symbolise le sexe de la femme, et le titre de " Lotus d'or " était l'enjeu de sourdes rivalités entre les courtisanes.