Traditions juives et chrétiennes
Citée à maintes reprises dans la Bible, l'hysope entre dans la formule de l'eau de purification dictée par Dieu à Moïse.

Pour le Seder, le repas familial le plus sacré de Pessah ("le passage"), la Pâque juive qui célèbre la fin de l'esclavage en Égypte, on consomme l'agneau pascal, un animal sans défaut rituellement sacrifié. On en recueille le sang et on y trempe un bouquet d'hysope avec lequel on teint les deux poteaux et le linteau de la porte de la maison où a lieu le repas pascal.

C'est un symbole de purification pour les Hébreux, et on en retrouve des traces dans la liturgie catholique dans des rituels de purification et dans cette formule: " Asperges me, Domine, hysopo et mundador. " Bernard de Clairvaud commente un passage du Cantique des Cantiques en ces termes: " La beauté de l'âme c'est l'humilité. Ce n'est pas de moi que je le dis, puisque le prophète l'a dit avant moi: " Vous m'aspergerez d'hysope et je serai purifié ", symbolisant l'humilité par cette herbe humble et qui purifie la poitrine. C'est avec l'hysope qu'après sa faute grave le roi-prophète se lave et recouvre ainsi la blancheur de neige de l'innocence. "

Selon la tradition, c'est à un rameau d'hysope que les soldats romains accrochèrent l'éponge imbibée de vinaigre qu'ils tendirent à Jésus agonisant.