Europe:
C'est dans l'Est de la France et chez les Saxons que le genièvre est apprécié le plus dans la cuisine. Il est digestif et stimule la sécrétion des sucs gastriques, c'est pourquoi on ajoute ses baies dans les plats lourds et difficiles à digérer comme la choucroute et la charcuterie maison ou industrielle. Tous les petits oiseaux, grive, merle, bécasse, quel que soit le mode de préparation, gagnent à être relevés de genièvre. Sa saveur forestière très aromatique convient parfaitement à la préparation des plats de gibier, des pâtés, des terrines, des marinades pour gibier (sauf le chevreuil) et porc, des saumures, des rognons de veau, ou du jambon fumé.

Le genièvre aromatise vins, bières et alcools de grains, comme le gin, le piquet en Belgique, le schiedam aux Pays-Bas, ou l'aquavit. En ce qui concerne le gin, le genièvre n'intervient pas par fermentation, mais uniquement pour aromatiser une eau de vie de grains de malt. Par contre le genièvre tiré des baies et de moûts de grains est une eau de vie très populaire dans le nord de la France et chez les Flamands. C'est même, paraît-il, ce qui évite aux habitants d'être atteints de goutte et de rhumatismes. Les Scandinaves ajoutent du genièvre au houblon pour le brassage de leurs bières, et ils en aromatisent l'aquavit, les marinades de boeuf, de porc et d'élan. Les Espagnols en relèvent des saucisses et le chorizo qu'ils font fumer sur des brindilles de genévrier. Comme quoi, le genièvre n'est pas l'apanage des gens du Nord !

Les Ecossais font fumer leur saumon avec du bois de genévrier au parfum très pénétrant.

Amérique du Nord:
Les Canadiens l'utilisent aussi avec la viande d'élan, ou d'oie sauvage.