(Prunus amygdalus, amygdalus communis; Angl: almond; All: mandel;
Ital: mandorla; Esp: almendra; Hindi: badam)

De la famille des Rosacées, l'amandier est un arbre aux feuilles caduques qui appartient au genre prunus comme le pêcher, le cerisier, l'abricotier ou le prunier. Il possède une écorce lisse, des feuilles lancéolées à bords dentés. Généralement l'amandier est autostérile, et, à moins de faire des greffes, il doit y avoir à proximité d'autres amandiers pour sa pollinisation par les abeilles. Les fleurs blanc-rose, très sensibles aux gelées printanières apparaissent au printemps, avant les feuilles, sur des rameaux formés l'année précédente.

Les fruits ovoïdes, recouverts d'une peau veloutée, verte et duveteuse, ressemblent à de petites pêches vertes, mais leur chair reste mince, dure et sèche et ne devient jamais juteuse. Ils renferment un noyau jaune crevassé et ligneux contenant une ou deux graines, que nous appelons amande. Les fruits éclatent à maturité.

Il y a deux sortes d'amandes, l'amande douce, variété dulcis, seule comestible, et l'amande amère très toxique, variété amara, venant d'arbres morphologiquement indistincts.

L'amandier que l'on croit originaire d'Asie centrale est connu à l'état sauvage depuis des temps immémoriaux du Pamir à la mer égée. Cultivé depuis des millénaires en Asie, et dans les pays méditerranéens, sa culture a été introduite par les Grecs au 5e ou 6e siècle avant notre ère, puis s'est répandue plus tard en Italie, en Espagne et dans le sud de la France. Il est aujourd'hui cultivé et naturalisé dans toutes les zones tempérées chaudes. Les USA en récoltent plus de 200 000 tonnes, l'Espagne 50 000, mais la production française est insuffisante pour couvrir la demande et nous importons plus de 20 000 tonnes d'amandes décortiquées. Nos scientifiques travaillent pour mettre au point des espèces qui résistent mieux aux parasites et aux premiers frimas.